Les origines
Après avoir été importé de Chine, le karaté a été développé et perfectionné à Okinawa. Les plus grands experts proviennent d’Okinawa qui est une île située au sud du Japon. C’est à ce titre que le karaté est considéré comme un art martial d’Okinawa.
Il existe deux grands courants liés aux deux principales villes d’Okinawa : la ville de Shuri (donnant Shuri-te, source du Shotokan) et la ville de Naha (donnant Naha-te). Un troisième courant (donnant Tomari-te) s’est également développé, combinant certaines techniques des deux précédents (tel que le Shito-ryu), en partie du fait de la situation géographique de la ville de Tomari, située entre Shuri et Naha.
C’est Maître Gichin Funakoshi qui introduisit le karaté en 1922 sur l’archipel nippon en réalisant une démonstration devant l’empereur du Japon sur l’invitation de Jigoro Kano, le fondateur du Judo.
En France, le Karaté est arrivé au début des années 1950 sous l’égide de Henry Plée, pionnier de la discipline en Europe.
Gichin Funakoshi
Né à Okinawa, Gichin Funakoshi Sensei (1868–1957) fut initié dès son plus jeune âge aux Arts Martiaux traditionnels de son île (dont les origines et les influences sont très anciennes et diverses, notamment chinoises). O’Sensei Gichin Funakoshi a structuré le Karaté Shotokan et est considéré comme « le père du Karaté moderne » du fait de ses talents de pédagogue et de ses efforts pour développer le Karaté au Japon, puis, par extension, dans le monde entier. Nous lui devrons vers 1930 les termes de Kara-te (main vide) puis de Karaté-do (do = voie de l’accomplissement de soi) conférant à son Art une dimension supérieure à celle d’une simple méthode de combat.
Le kanji
Venant du Tôde « la main des Tang » (dynastie chinoise), la pratique pris ensuite le nom de Kara-te « main de chine » avant d’adopter définitivement le terme de Kara au sens de « vide » grâce au remplacement du kanji « Kara » par un autre de prononciation équivalente mais d'origine japonaise. Le kanji « do » signifiant « la Voie ». C’est littéralement sous le terme « La Voie de la main Vide » que le Karaté-do se généralisa et connu son expansion au Japon puis dans le monde entier. le kanji « Kara » signifie le vide et plus précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, « te » est la main ainsi que la technique que l’on réalise avec la main (et par extension les membres). Le Karaté-do implique donc un cheminement qui s’appuie sur une pratique corporelle de combat afin de progresser spirituellement.
Le style
Shotokan-ryu - l’école de « la maison de Shoto » - Shoto étant le nom de plume de Gichin Funakoshi Sensei (Shôtô : « le souffle du vent dans les pins »). Style de Karaté fondé en 1938 et issu du Shorin–ryu d’Okinawa introduit par Funakoshi père.
Mais c’est son fils Yoshitaka Funakoshi qui fut à l’origine de la forme telle qu’on la connaît désormais (photo de droite).
Le Pionnier
Henry Plée (1923-2014) est le pionnier du Karaté-do en France et en Europe entre les années 1950 et 1965 : styles, professeurs, dirigeants, presque tous sont issus de son dojo, ou sont élèves des élèves de Monsieur Plée. En outre, il donne 15 ans d’avance au Karaté français en faisant venir une 15aine d’experts japonais. Dès 1955, il fonde le premier dojo d'arts martiaux japonais à Paris (Judo, Karaté, Aïkido et Kendo), puis le magasin Budostore à la fameuse « Montagne Sainte-Geneviève ». Un guide à la pratique riche et éclectique : 10ième Dan de Karaté-do (au Japon), 5ième Dan de Judo, 3ième Dan d'Aïkido, 1er Dan de Kendo et de Bo-jutsu, auteur de nombreux ouvrages… Henry Plée a consacré sa vie aux Arts Martiaux.
La compétition
Elle n’est en rien obligatoire en Karaté, mais il est possible de pratiquer la compétition, en individuel ou en équipe, en technique ou en combat.
Notez que la compétition n’est pas un objectif au PEC Arts Martiaux.
Le club ne recherche pas de résultats sportifs. Il vise plutôt à faire progresser « techniquement » ses adhérents, ce qui se matérialise par le passage successif de grades. Le souhait est d’emmener les pratiquants le plus loin possible, jusqu’au 1er Dan ou plus. Les participations aux compétitions, qui concernent un nombre limité d’adhérents volontaires, se font dans ce contexte. Le club ne cherche pas tant de résultats sportifs que d’offrir au participant l’opportunité d’aller encore un peu plus loin dans sa progression personnelle et dans la connaissance de la culture propre à sa discipline.
Il existe plusieurs modalités de compétition en karaté :
- Kata – compétition technique en individuel ou par équipe
- Karaté classique - Shiai « sun-dome » contrôlés au-dessus de la ceinture
- Karaté Kyokushin – en plein contact sans protections, interdiction aux poings visage
- Karaté Light-contact - type Boxe Américaine avec retenue des frappes
- Karaté Contact - type Boxe Américaine et Kick-Boxing au ko
- Karaté Jutsu - avec projections et combats au sol combinés en plein contact
- Karaté-Mix - Combats s’approchant du MMA
- Pro-Fight Karaté - Combats professionnels s’approchant du MMA
